(22/01/2016 – Ici d’Ailleurs / Differ-Ant) – Avant d’entamer une carrière solo essentiellement basée sur le chant et la guitare acoustique, Matt Elliott fut un des fers de lance du mouvement trip-hop. Avec ce premier album paru il y a tout juste 20 ans chez Domino, le gamin de Bristol posait les bases qui allaient marquer sa discographie. Sur le fond, malaise social, solitude, colère… Sur la forme : un mix de guitares écorchées et de boites à rythmes en épilepsie, une musique certes « électro » mais à l’antipode des dancefloors. Il y a un avant et un après Semtex. A découvrir ou redécouvrir avec de nombreux inédits.
BRUNO COULAIS « Les Saisons » B.O.F
(22/01/2016 – Madoro Music / PIAS) – Le compositeur parisien poursuit sa collaboration avec le producteur et réalisateur Jacques Perrin pour un voyage dans le temps jusqu’à l’âge d’or de la forêt : de somptueuses images de la nature où la musique est un acteur à part entière, mais un album conçu comme un vecteur d’émotions se suffisant à lui-même, privilégiant l’ambiance plutôt que l’emphase, avec pour fil rouge un thème récurrent dont on retient vite la subtile mélodie.
GEINS’T NAÏT + LAURENT PETITGAND « Oublier »
(11/12/2015 – Mind Travels / Ici d’Ailleurs / L’Autre Distribution) – Deuxième contribution à la collection Mind Travels qu’ils avaient inaugurée et suite de la collaboration entre l’artisan de collages industriels singuliers et le compositeur fétiche de Wim Wenders. Hypnotique, mélodique et bruitiste, étrange, captivant, un disque à part.
MOFO PARTY PLAN « Breath » ep
ALAIN GIBERT « Sublime Ordinaire »
(13/11/2015 – Martingale / L’Autre Distribution) – Poursuivant sa collaboration avec Vincent Liben à la réalisation, l’élégant et discret songwriter parisien fait plus que confirmer ce qu’avait laissé entrevoir son EP : excellent mélodiste et auteur des plus habiles, il s’affirme désormais comme un interprète accompli. Avec la force et la sérénité de ceux qui savent leur ascension inexorable et méritée, le bassiste-chanteur a pris son temps pour peaufiner une série de titres à l’impact immédiat (« Miroir Qui Est La Plus Belle »…) avec un charme certain et une capacité rare à saisir l’essentiel (« T’Aimer Me Suffira », « L’Amour Fenêtre Ouverte »)…
BRUIT NOIR « I/III »
(13/11/2015 – Ici d’Ailleurs / L’Autre Distribution) – Le projet parallèle de Pascal Bouaziz leader de Mendelson avec son batteur Mitch Pires est la première étape d’une année qui sera riche pour l’auteur (albums, rééditions, bouquin…). Le terme de brûlot prend tout son sens avec ce disque intense, violent, jubilatoire…
Sophia Lorenians « Sex Tape and Girls » ep
(23/10/2015 – Moonkeys Records / Believe) – Entre électro-soul suave, groove percutant, funk-pop sensuel et interludes cinématographiques, le trio franco-américain régale et surprend. On ne sait jamais d’avance ce qu’on trouvera derrière chaque porte de hôtel foutraque et exotique dans lequel ils nous baladent avec malice, et c’est ça qui est bon.
Talia « Thugs They Look Like Angels »
(16/10/2015 – Send The Wood / Season of Mist) – Riffs agressifs, basse lourde et batterie martelant des beats syncopés, le trio parisien s’inscrit dans la droite lignée des groupes rock 90’s à la Hole, le rouge à lèvres en moins. Porté par les singles Play Dead et American Bride, voilà un troisième album nerveux comme on aime.
Puts Marie « Masoch I & II »
(09/10/2015 – Yotanka / Differ-Ant) – Portés par l’imparable single “Pornstar” et par des prestations scéniques hors norme leur ayant ouvert la porte de nombreux festivals, les suisses allemands débarquent avec ce diptyque foutraque, hargneux, mélancolique. Un rock à la fois puissant et fragile comme leur charismatique leader Max Usata, sorte de Tom Waits helvète propulsé par des Bad Seeds disciples de Sun Ra, fans de dEUS et potes avec Jesus Lizard… Et encore, c’est réducteur. En tout cas, y a pas de mal à se faire du bien…
Julien Sagot « Valse 333 »
(18/09/2015 – Simone Records / Ici d’Ailleurs) – Français mais québécois d’adoption, Sagot s’est fait connaître au sein de Karkwa (groupe majeur chez nos cousins d’outre-Atlantique, et avec qui Brigitte Fontaine a collaboré en 2005). Avec ce 2e album solo (le premier en France et chez Ici d’Ailleurs) il nous emmène dans un chemin de traverse audacieux mais francophone, aussi foutraque que mélodique, décalé mais sensible, à la fois singulier et poétique.







