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FULBERT « Les anges nomades »

(28/08/2026 – La Lézarde / L’Autre Distribution)

Après plusieurs albums sous son nom, Xavier Plumas (Tue-Loup) réactive le groupe qu’il formait déjà avec le batteur Cyril Bilbeaud (Sloy, Zone Libre, Versari…). Ils reçoivent cette fois le renfort du saxophoniste vendômois Pierre Lambla et de la chanteuse congolaise Doctrovée Bansimba, à qui l’ont doit les visuels de cet album, et qui co-signe également le saisissant second single Lombo, l’aventureux Arrosoirs, et D’écume Maleka dont la chaleureuse torpeur est gagnée par la fièvre. Un disque de chanson (parfois anglophones quand sont évoqués des souvenirs californiens), mais profondément nourri d’un jazz souvent free qui sait où sont ses racines, mais où les fans de la plume délicieusement vénéneuse de Plumas trouveront leurs repères dans le premier single La vie sauvage, la douceur de l’ouverture printanière du disque (Les grandes écorces), et goûteront aussi la sompteuse et lumineuse reprise forcément hivernale de La neige est blanche (Manset). Une sorte de disque-voyage entre les saisons, traversé par un véritable vent de liberté.

ÉRIC NEVEUX « La Messagerie – EP03 »

ÉRIC NEVEUX « La Messagerie – EP03 » avec TROPIC HOTEL, ARTHUR SIMONINI, et RUBIN STEINER & MrNEVEUX (17/07/2026 – Tuba / IDOL)

Suite des des étonnantes relectures que les invités d’Éric Neveux ont fait de son thème Le répondeur avec ce EP03 emmené cette fois par un superbe single en français, Sur ton répondeur, signé Tropic Hotel, un duo (comme Gainsbourg Birkin ou Chagrin d’Amour) où figure l’ex Hyperclean Frédéric Jean. Avec aussi une paire de relectures instrumentales, épique pour Interférences signé du compositeur et arrangeur Arthur Simonini, un peu surf pour Votre messagerie est saturée avec le vieux complice Rubin Steiner.

Festival LE SON CONTINU 2026

(10-14/07/2026 – Château d’Ars à La Châtre / 36) /// ANNULÉ

Le rendez-vous phare des musiques trad fête 50 ans de festival puisqu’il est l’héritier direct des Rencontres internationales de Luthiers et Maitres Sonneurs nées à deux pas de là en 1976. Pour l’occasion, outre une soirée préalable le 10 juillet à la MJC de La Châtre, une 4e scène s’ajoute aux autres. La programmation réunit entre autres Dafné Kritharas, la kora d’Ablaye Cissoko associée à l’accordéon de Cyrille Brotto, celui de Rémi Geffroy, la vielle de Greg Jolivet au sein de La Machine, les sons médiévaux d’Into the Winds, les voix de La Mossa, des formations reconnues du bal allant des vétérans Blowzabella aux bretons Startijenn en passant par le Duo Artense, jusqu’aux propositions néotrad des hongrois Zoord, ou encore les étonnants mélanges de Tekmao et Shiny Disco Folks, pour danser jusqu’au bout de la nuit. Entre autres ! Ajoutez un village des associations toujours animé, des conférences (dont une rencontre avec Marc Perrone), et un salon de lutherie avec près de 150 exposants, et l’on comprend pourquoi Le Son Continu est à la fois le rendez-vous incontournable des habitués et la bonne porte d’entrée pour qui veut découvrir le monde riche et vivifiant du trad.

ROBIN FOSTER & DENEZ single « Vel un tourtan dismantret »

(10/07/2026 – Autoproduction / Roy Music)

Le deuxième invité du plus finistérien des compositeurs anglais pour son futur album Northwesterns n’est autre que Denez Prigent, que Robin accompagne d’ailleurs sur scène cet été de l’Interceltique au Motocultor. « Comme un phare abandonné » c’est le poignant gwerz (chant sacré breton) qui rencontre les guitares éthérées du post-rock cinématographique…

THE REED CONSERVATION SOCIETY« Sing a Song That Never Ends »

(26/06/2026 – La Basse Roche / Inouïe Distribution)

Après un premier album toujours pop mais francophone, retour à l’anglais des EP originels pour la formation parisienne, désormais quartet avec la pleine intégration de Cédric Bermond et Nicolas Pain aux côtés de Stéphane Auzenet et Mathieu Blanc. Titre d’album emprunté à Jeff Tweedy, influences de Pavement (pour le texte de Goldfish with Glitter Gleam ou du 1er single The Kruize), de Sufjan Stevens (If I Could Change Myself into Water, Whistle in the Tree), balade du côté de Twin Peaks (Bucky Jay) ou de la Nouvelle Orleans (All the Stars Fall Asleep), référence presque fantasmée à la culture américaine (Elvis has Left the Building) : les USA sont omniprésents. Et pourtant ce disque dresse des ponts entre les continents, comme Modesty of Heart inspiré des Kinks, ou Sainte Marine nous ramenant en Europe, tout au bout même. Rosie Brown et Berndt Rest de Brighton, ou encore Natasha Penot (vue au sein de The Apartments) viennent se joindre aux alliés habituels (dont Yann Arnaud aux manettes) pour ce disque réalisé en équipe et en famille, un disque aux arrangements et harmonies riches et pourtant simple d’accès. Une somptueuse nouvelle page dans la discographie de TRCS, dont I Wish You Were More Than an Affair nous laisse aussi deviner une prochaine étape à la production plus folk.

ÉRIC NEVEUX « La Messagerie – EP02 »

ÉRIC NEVEUX « La Messagerie – EP02 » avec CLÉMENCE DUCREUX, OPUS ORANGE, MACHA GHARIBIAN et MORNING STAR & THE FANTASY ORCHESTRA (26/06/2026 – Tuba / IDOL)

L’EP02 met à l’honneur une des trop rares consoeurs d’Éric Neveux, la compositrice Clémence Ducreux :  dans La boite à souvenir, accélérant légèrement le thème, elle parvient à aller chercher la nostalgie, par une approche logiquement assez cinématographique. Une seule chanson cette fois, Everything I Say to You du Californien Opus Orange, qui insuffle à la douce mélancolie de son titre quelque chose d’assez inexorable. Macha Gharibian qui jouait déjà sur le thème d’origine l’emmène dans une atmoshpère nocturne, éthérée voire onirique dans La tresse de plastique. Enfin au rayon des vieux complices de l’époque Microbe, Morning Star conclut l’EP avec son Fantasy Orchestra, fanfare enregistrée dans des conditions donnant un côté délicieusement lofi au remarquable Leave a Message

GRÉGOIRE GERSTMANS single « Somehow »

(05/06/2026 – PIAS)

Le pianiste liégeois annonce son 2e album dont le titre, Éternité, laisse deviner qu’il va continuer l’exploration du temps, de l’instant, du silence, entamé sur son Hypnagogie initial. Le temps « on le remplit, on s’y accroche, mais il finit toujours par nous échapper. Somehow, d’une manière ou d’une autre, tout cède » explique-t-il, osant cette pièce d’une lenteur laissant à chaque note le temps de s’installer. Le point de rupture où « le contrôle devient illusion… alors quelque chose lâche, enfin ».

ROBIN FOSTER & BRIAN LOPEZ « The Neverender »

(05/06/2026 – Autoproduction / Roy Music)

Le compositeur anglais installé de longue date dans le Finistère sort un peu de ses habitudes instrumentales en invitant pour son prochain album Northwesterns une large palette d’amis musiciens, venant chanter sur ses titres en français, en breton, ou comme ici en anglais. Repéré au sein de Giant Sand, Brian Lopez pose ainsi sa voix habitée sur ce titre convoquant des fantômes des bouts du monde, qu’ils soient faits du sable de l’Arizona ou des embruns de l’Atlantique…

FULBERT single « La vie sauvage »

(02/06/2026 – La Lézarde / L’Autre Distribution)

Xavier Plumas réactive le groupe avec lequel il s’était déjà échappé une première fois de Tue-Loup, bien avant ses albums solo, et déjà en compagnie du batteur Cyril Bilbeaud (Sloy, Versari, Zone Libre). Même si l’on garde en repère l’écriture venéneuse et le jeu de guitare du Sarthois avec ce premier single, on découvre l’apport du sax de Pierre Lambla et de la voix de Doctrovée Bansimba (qui signe aussi les visuels), annonçant un disque-voyage, plus libre que jamais.

JÉRÔME MINIÈRE single « Hikikomori » feat. POIRIER

(28/05/2026 – Objet Disque / Happy Life)

Après Pensées sans calculs, le franco-québécois se penche sur un phénomène identifié au Japon dans les années 70/80 et qui a pris de l’ampleur lors de la pandémie de Covid : se couper du monde, s’enfermer chez soi, s’isoler volontairement. Le texte, implacable et imagé, est comme toujours chez Jérôme Minière, d’une grande acuité. On y retrouve l’universel de nos solitudes contemporaines, le rapport particulier à l’isolement qu’ont nos existences depuis cette période particulière, encadrées par les écrans, verrouillées en silo par les algorithmes. Le franco-québécois retrouve son complice Poirier pour concocter ce blues nocturne et électronique, à la fois triste et dansant comme chez un Stromae un peu fragile. Et qui agit comme un antidépresseur…