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ÉRIC NEVEUX « La messagerie »

(13/11/2026 – Tuba / IDOL – Modulor)

Une carrière débutée dans l’electro (mR.neveux) et en montant un label indé qu’on a aimé (Microbe), puis poursuivie dans la musique de séries et films, et l’idée un jour de faire revisiter à des musiciens amis un thème unique composé pour l’un d’entre eux, Le répondeur : et voilà qu’Eric Neveux relance un label (Tuba) pour publier un double album avec pas moins de 25 relectures, par des invités venus de tous horizons ! Jeunes pousses et talents à découvrir ou redécouvrir (Bellboy, Opus Orange, Bless), valeurs sûres (Rubin Steiner, Macha Gharibian, Marc Collin…), compositrices de talent (Delphine Malaussena, Camille Delafon, Célyne Baudino…), vieux complices des années Microbe (Ben’s Symphonic Orchestra, les ex-Hyperclean Julien Gasc et Fred de Tropic Hotel, Morning Star, Yvan Hio avec Les Américains…), instrumentistes de haut vol (Yakir Arbib, 5 Strings Theory…). Incroyable comme un même ingrédient peut aboutir à 25 recettes différentes, chansons ou instru, du rock garage à la pièce classique en passant par le brûlot expé, l’electro-pop presque millésimée, la créa onirique et cinématographique, la ritournelle mélancolique ou la vivifiante fanfare. La musique est infinie.

THE YOUNG GODS album live « WE ARE ALL YOUNG GODS »

(30/10/2026 – Two Gentlemen / PIAS)

Pour clore en beauté le cycle entamé avec la sortie de son dernier album studio en date, l’acclamé Appear Disappear, le trio publie l’enregistrement du concert donné au Fri-Son à Fribourg en décembre 2025. La part belle est faite aux derniers titres en date qui tiennent la comparaison avec les classiques piochés principalement au sein de TV Sky. De quoi fixer un peu les excellents souvenirs de leur tournée qui se termine, et attendre de découvrir ensuite comment ils sauront encore inventer un nouveau chapitre à ce parcours admirable.

JÉRÔME MINIÈRE « La dérive des rêves »

(16/10/2026 – Objet Disque / Kuroneko)

S’il revient quelque peu aux racines électro DIY qui lui avaient valu d’être découvert par Lithium, le franco-québécois reste constant dans son aptitude à décrire notre rapport au monde complexe et changeant qui nous entoure : essor de l’IA (Pensées sans calcul), tentation du repli sur toi (Hikikomori), quête de sens (Compostelle, Retrouver ce qui compte), fragilité psychique (saisissant Haricots rouges)… Aidé de nombreux complices de part et d’autre de l’océan (Salomé Leclerc, Poirier, Eric Deleporte / Perio, Matthieu Malon, Albin de la Simone…), Jérôme Minière n’a pas son pareil pour nous émouvoir tout en nous faisant parfois sourire. Un nouveau monde percute l’ancien, et le disque dresse sans cesse des liens entre l’avenir et le passé, l’artificiel et le naturel, l’onirique et le réel, mais aussi sur la forme entre l’acoustique et l’électronique. Parvenant à être à la fois dansant et émouvant (Le futur dans tes bras), avec ce ton doux amer qui n’appartient qu’à lui, Jérôme Minière signe un album particulièrement riche et néanmoins toujours porté par une désarmante simplicité.

THE BOO RADLEYS « In Spite of Everything »

(16/10/2026 – BooSTR Records / L’Autre Distribution)

Auréolé dans son pays d’une paire de N°1 des critiques et des ventes, ce quartet phare de l’indie rock britannique des années 90 avait pris le virage de l’exigence plutôt que le chemin des stades, avant de tirer sa révérence. En reformant le groupe sans Martin Carr mais avec sa bénédiction en 2022, Simon ‘Sice’ Rowbottom (chant), Time Brown (basse) et Rob Cieka (batterie) en ont conservé l’esprit et la richesse musicale tout en s’autorisant aussi une certaine liberté, avec un songwriting désormais collectif. Premier de leurs nouveaux disques à être vraiment distribué en France, ce 9e album est marqué par un véritable clair / obscur dont Living is Easy est sans doute la pierre angulaire, écrit par Tim après la perte de son fils ainé. Si les tourments du deuil (Song for Natalie également), du narcisime (Hey I Know, Solarcide), ou de la trahison (Affected / Rejected, Do Better / Know Better) traversent le disque, les inspirations sont parfois plus légères (sur King Budgie ou le limpide Bring Them Back Again).

Dans sa version bonus, ce nouvel album comprend un Live at La Maroquinerie en forme de best of enregistré lors de leur tournée française de l’automne 2025, témoignant d’un vrai plaisir de jouer, avec un son et des voix toujours au rendez-vous. Leur retour fin octobre pour une série de dates françaises permettra non seulement de retrouver les hits de la période Wake Up / Giants Steps, mais aussi sans doute de constater que les nouvelles chansons peuvent trouver leur place dans ce répertoire de haute volée.

GRÉGOIRE GERSTMANS « Éternité »

(09/10/2026 – PIAS)

Le pianiste belge continue sur ce 2e album son exploration des moments de basculement comme le laisse deviner Juste avant la nuit pièce qui ouvre ce disque enregistré sur un piano droit en laissant le souffle, la respiration, la vie, l’instant que cherche à saisir l’artiste. Qu’il évoque les derniers échanges ô combien précieux avec un ami disparu (Ceux qui restent), se lance dans un dialogue avec la multi-instrumentiste Margaret Hermant (Bells) où s’intéresse au moment où les choses d’une façon ou d’une autre basculent inéluctablement (Somehow), le colosse liégeois fait de sa méticuleuse exploration de notre rapport au temps et à l’instant une forme de résistance à la frénésie contemporaine.

ROBIN FOSTER & ALEXIS HK single « La gare »

(25/09/2026 – Autoproduction / Roy Music)

Nouvelle étape du projet collaboratif du Britannique exilé de longue date dans le Finistère. L’alliance peut surprendre mais fonctionne à merveille entre les guitares cotonneuses du compositeur anglais et la plume ciselée du chanteur français, dont la voix singulière porte cette nouvelle histoire de rupture, et son refrain poignant (Je m’en vais loin de toi…).

PARFOIS LA VIE EST DOUCE single « T’en fais pas »

(24/09/2026 – Ignatub / Inouïe Distribution)

Avec l’aide d’Ignatus toujours friand de projets collaboratifs, patients et personnel de La cité culturelle (Etablissement Public de Santé d’Étampes) ont collectivement conçu des chansons qui donneront lieu à un EP2 fin octobre (et un concert parisien), parfois aidés aussi d’artistes comme ici Popimane et sa flûte égayant un peu plus ce premier extrait au message simple et à la fraîcheur communicative.

ROBIN FOSTER & NDIDI O single « Choices »

(21/08/2026 – Autoproduction / Roy Music)

Première invitée féminine du futur album collaboratif Northwesterns, la canadienne d’origine négérianne Ndidi O collabore souvent avec le compositeur anglais. Pour cette chanson de rupture, elle pose sa voix gorgée de soul mais un peu distante sur les guitares aériennes de Robin Foster…

ÉRIC NEVEUX « La Messagerie – EP04 »

avec MARC COLLIN, CAMILLE DELAFON, 5 STRING THEORY et LES AMÉRICAINS (28/08/2026 – Tuba / IDOL)

Quatre nouvelles relectures du thème Le répondeur dont trois instrus : synthé et boite à rythme vintage chez Marc Collin (Nouvelle Vague), techno minimale avec la compositrice Camille Delafon (membre du collectif Troisième Autrice), envolées de cordes tourbillonnantes signées 5 String Theory, et version garage pour la chanson Dont’ Call Me Again par Les Américains…

FULBERT « Les anges nomades »

(28/08/2026 – La Lézarde / L’Autre Distribution)

Après plusieurs albums sous son nom, Xavier Plumas (Tue-Loup) réactive le groupe qu’il formait déjà avec le batteur Cyril Bilbeaud (Sloy, Zone Libre, Versari…). Ils reçoivent cette fois le renfort du saxophoniste vendômois Pierre Lambla et de la chanteuse congolaise Doctrovée Bansimba, à qui l’ont doit les visuels de cet album, et qui co-signe également le saisissant second single Lombo, l’aventureux Arrosoirs, et D’écume Maleka dont la chaleureuse torpeur est gagnée par la fièvre. Un disque de chanson (parfois anglophones quand sont évoqués des souvenirs californiens), mais profondément nourri d’un jazz souvent free qui sait où sont ses racines, mais où les fans de la plume délicieusement vénéneuse de Plumas trouveront leurs repères dans le premier single La vie sauvage, la douceur de l’ouverture printanière du disque (Les grandes écorces), et goûteront aussi la sompteuse et lumineuse reprise forcément hivernale de La neige est blanche (Manset). Une sorte de disque-voyage entre les saisons, traversé par un véritable vent de liberté.