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ROMANCE « Promis ce soir »

(18/09/2026 – ZRP / Kuroneko)

Le quintet parisien (et un peu rennais par son chanteur) signe un premier album séduisant qui puise à différentes sources de ce que le rock et le punk ont fait de mieux en France et un peu ailleurs. Punk sauf que ça joue. Crétin par choix parfois, malin par nature souvent. Léger et tourmenté à la fois. Facile d’accès presque trop, mais riche parce que construit sur une belle culture pop. Chronique d’un passage à de l’enfance à l’âge adulte, cet album réalisé par James Eleganz fait aussi bien dans le titre rock, immédiat, parfois survolté (Le net, D’la faute à moi, Je suis coupable…) que dans les chansons plus posées voire plus profondes mais souvent tout aussi entêtantes (Cigarettes & verveine, Mehari, Aventurier…). Et « promis ce soir » si vous allez les voir sur scène, vous passerez un très bon moment.

ÉRIC NEVEUX « La Messagerie – EP03 »

ÉRIC NEVEUX « La Messagerie – EP03 » avec TROPIC HOTEL, ARTHUR SIMONINI, et RUBIN STEINER & MrNEVEUX (17/07/2026 – Tuba / IDOL)

Suite des des étonnantes relectures que les invités d’Éric Neveux ont fait de son thème Le répondeur avec ce EP03 emmené cette fois par un superbe single en français, Sur ton répondeur, signé Tropic Hotel, un duo (comme Gainsbourg Birkin ou Chagrin d’Amour) où figure l’ex Hyperclean Frédéric Jean. Avec aussi une paire de relectures instrumentales, épique pour Interférences signé du compositeur et arrangeur Arthur Simonini, un peu surf pour Votre messagerie est saturée avec le vieux complice Rubin Steiner.

THE REED CONSERVATION SOCIETY« Sing a Song That Never Ends »

(26/06/2026 – La Basse Roche / Inouïe Distribution)

Après un premier album toujours pop mais francophone, retour à l’anglais des EP originels pour la formation parisienne, désormais quartet avec la pleine intégration de Cédric Bermond et Nicolas Pain aux côtés de Stéphane Auzenet et Mathieu Blanc. Titre d’album emprunté à Jeff Tweedy, influences de Pavement (pour le texte de Goldfish with Glitter Gleam ou du 1er single The Kruize), de Sufjan Stevens (If I Could Change Myself into Water, Whistle in the Tree), balade du côté de Twin Peaks (Bucky Jay) ou de la Nouvelle Orleans (All the Stars Fall Asleep), référence presque fantasmée à la culture américaine (Elvis has Left the Building) : les USA sont omniprésents. Et pourtant ce disque dresse des ponts entre les continents, comme Modesty of Heart inspiré des Kinks, ou Sainte Marine nous ramenant en Europe, tout au bout même. Rosie Brown et Berndt Rest de Brighton, ou encore Natasha Penot (vue au sein de The Apartments) viennent se joindre aux alliés habituels (dont Yann Arnaud aux manettes) pour ce disque réalisé en équipe et en famille, un disque aux arrangements et harmonies riches et pourtant simple d’accès. Une somptueuse nouvelle page dans la discographie de TRCS, dont I Wish You Were More Than an Affair nous laisse aussi deviner une prochaine étape à la production plus folk.

ÉRIC NEVEUX « La Messagerie – EP02 »

ÉRIC NEVEUX « La Messagerie – EP02 » avec CLÉMENCE DUCREUX, OPUS ORANGE, MACHA GHARIBIAN et MORNING STAR & THE FANTASY ORCHESTRA (26/06/2026 – Tuba / IDOL)

L’EP02 met à l’honneur une des trop rares consoeurs d’Éric Neveux, la compositrice Clémence Ducreux :  dans La boite à souvenir, accélérant légèrement le thème, elle parvient à aller chercher la nostalgie, par une approche logiquement assez cinématographique. Une seule chanson cette fois, Everything I Say to You du Californien Opus Orange, qui insuffle à la douce mélancolie de son titre quelque chose d’assez inexorable. Macha Gharibian qui jouait déjà sur le thème d’origine l’emmène dans une atmoshpère nocturne, éthérée voire onirique dans La tresse de plastique. Enfin au rayon des vieux complices de l’époque Microbe, Morning Star conclut l’EP avec son Fantasy Orchestra, fanfare enregistrée dans des conditions donnant un côté délicieusement lofi au remarquable Leave a Message

JÉRÔME MINIÈRE single « Hikikomori » feat. POIRIER

(28/05/2026 – Objet Disque / Happy Life)

Après Pensées sans calculs, le franco-québécois se penche sur un phénomène identifié au Japon dans les années 70/80 et qui a pris de l’ampleur lors de la pandémie de Covid : se couper du monde, s’enfermer chez soi, s’isoler volontairement. Le texte, implacable et imagé, est comme toujours chez Jérôme Minière, d’une grande acuité. On y retrouve l’universel de nos solitudes contemporaines, le rapport particulier à l’isolement qu’ont nos existences depuis cette période particulière, encadrées par les écrans, verrouillées en silo par les algorithmes. Le franco-québécois retrouve son complice Poirier pour concocter ce blues nocturne et électronique, à la fois triste et dansant comme chez un Stromae un peu fragile. Et qui agit comme un antidépresseur…

ÉRIC NEVEUX « La Messagerie – EP01 »

avec BELLBOY, BEN’S SYMPHONIC ORCHESTRA et RICHARD WILBERFORCE (22/05/2026 – Tuba / IDOL)

Après le thème originel Le répondeur par Éric Neveux lui-même, on en découvre ici une première salve de relectures, emmenée ici par Mom’s Call, petite perle de pop synthétique imaginée par le jeune et prometteur duo rennais Bellboy (Microqlima) : les voix vocodées sont mises au service d’une intro planante et mystérieuse qui se mue en un titre électro-pop à la production élégante, vrai single à la séduisante mélancolie. Le complice des années Microbe, Ben’s Symphonic Orchestra, décroche quant à lui le Téléphone rose et les synthés analogiques pour donner au thème du groove et du grain. Chacun ses armes : chef du Chœur de l’Orchestre de Paris et de la Philharmonie, Richard Wilberforce enfin multiplie les voix pour inventer un Voice Male au titre malin et au charme immédiat. Difficile de décrocher non ?

ORWELL « Composite »

(15/05/2026 – Picture Disque / Inouïe Distribution)

Après l’incartade Son Parapluie qui l’avait mené jusqu’aux Trans, et le pas de côté constitué par des reprises de Simple Minds à la sauce Orwell, Jérôme Didelot et ses complices reviennent aux recettes qui ont fait de leur formation une valeur sûre et de plus en plus reconnue de l’indie-pop à la française. Saine maladie que cette Composite qui donne le nom à cet album protéïforme (et à un bel instru) passant en revue ce qui fait la marque d’Orwell : exigence mélodique, richesse des arrangements, textes essentiellement francophones aux thématiques universelles cachées derrière des formules cryptiques. Ainsi pour l’appendice italophone du premier single Tout jusqu’au bout (Soltanto), hymne à la persévérance (auquel Chercher sans relâche ou l’incartade anglophone Long is the Race font écho), ou l’étrange formulation de l’entêtant Tellement sans. Si les mélodies sont limpides, le sens est parfois retors : Tout n’arrive qu’à moi ne s’autorise ainsi un « je » autocentré que pour raconter avec humilité (mais en accords majeurs) combien chaque existence ne peut se nourrir que de son propre ressenti. Et si un brin de mélancolie ou de saudade à la sauce lorraine (!) s’entend sur certains titres (Si le sol se dérobe, Plus au sud), c’est surtout l’impression d’une certaine sérénité qui traverse ce composite : celle que gagne peu à peu l’artisan appliqué qui sans même y penser aura construit une œuvre.

THE REED CONSERVATION SOCIETY single « The Kruize »

(28/04/2026 – La Basse Roche / Believe)

Marquant un retour à la langue anglaise des trois EP initiaux, le 2e album de la formation parisienne s’annonce avec ce premier extrait, où il est question de la propension qu’on peut avoir à se complaire dans des relations imparfaites. On y retrouve la classe des mélodies et des arrangements de TRCS, et le goût de Stéphane Auzenet pour construire des récits parfois un peu surréalistes (en clin d’œil à Pavement en l’espèce), aidé ici par la voix de Natasha Penot (vue récemment au sein de The Appartments entre autres), et servi par les somptueux paysages du clip réalisé (comme Pylônes) par Elon Cattan. On vous embarque !

ROMANCE single « Cigarettes et verveine »

(23/04/2026 – ZRP / Kuroneko)

Après la relative insouciance du premier extrait, le quintet parisien (et un peu rennais) dévoile une autre facette de son talent, un côté plus romantique, rock dans la forme mais peut-être un brin soul dans l’esprit. Une situation simple, celle du moment où on se prépare à sortir, se retrouver, à l’âge où l’on est parfois partagé entre l’envie de soirées folles et d’autres aspirations qui peuvent ressembler à une vie rangée. Et comme souvent, une bonne chanson c’est un bon titre.

ÉRIC NEVEUX single « Le répondeur »

(17/04/2026 – Tuba / IDOL)

Après avoir émergé dans la vague electro de la fin des 90s en tant que MrNeveux et cofondé le label Microbe (This it the Kit, Barbara Carlotti…), il est devenu un des compositeurs de musiques de film les plus appréciés (de Ceux qui m’aiment prendront le train à des séries comme Sentinelles). Créé pour le long métrage éponyme de Fabienne Godet (avec D.Podalydès et S.Cissé), Le répondeur est un thème si apprécié qu’il a donné envie à Éric Neveux de le confier à pas moins de 25 artistes pour autant de façon de le revisiter. En attendant de découvrir ces créations (instrus ou chansons), on commence logiquement avec le thème lui-même, porté entre autres par le piano alerte de Macha Gharibian.