Skip to main content

THE YOUNG GODS album live « WE ARE ALL YOUNG GODS »

(30/10/2026 – Two Gentlemen / PIAS)

Pour clore en beauté le cycle entamé avec la sortie de son dernier album studio en date, l’acclamé Appear Disappear, le trio publie l’enregistrement du concert donné au Fri-Son à Fribourg en décembre 2025. La part belle est faite aux derniers titres en date qui tiennent la comparaison avec les classiques piochés principalement au sein de TV Sky. De quoi fixer un peu les excellents souvenirs de leur tournée qui se termine, et attendre de découvrir ensuite comment ils sauront encore inventer un nouveau chapitre à ce parcours admirable.

THE BOO RADLEYS « In Spite of Everything »

(16/10/2026 – BooSTR Records / L’Autre Distribution)

Auréolé dans son pays d’une paire de N°1 des critiques et des ventes, ce quartet phare de l’indie rock britannique des années 90 avait pris le virage de l’exigence plutôt que le chemin des stades, avant de tirer sa révérence. En reformant le groupe sans Martin Carr mais avec sa bénédiction en 2022, Simon ‘Sice’ Rowbottom (chant), Time Brown (basse) et Rob Cieka (batterie) en ont conservé l’esprit et la richesse musicale tout en s’autorisant aussi une certaine liberté, avec un songwriting désormais collectif. Premier de leurs nouveaux disques à être vraiment distribué en France, ce 9e album est marqué par un véritable clair / obscur dont Living is Easy est sans doute la pierre angulaire, écrit par Tim après la perte de son fils ainé. Si les tourments du deuil (Song for Natalie également), du narcisime (Hey I Know, Solarcide), ou de la trahison (Affected / Rejected, Do Better / Know Better) traversent le disque, les inspirations sont parfois plus légères (sur King Budgie ou le limpide Bring Them Back Again).

Dans sa version bonus, ce nouvel album comprend un Live at La Maroquinerie en forme de best of enregistré lors de leur tournée française de l’automne 2025, témoignant d’un vrai plaisir de jouer, avec un son et des voix toujours au rendez-vous. Leur retour fin octobre pour une série de dates françaises permettra non seulement de retrouver les hits de la période Wake Up / Giants Steps, mais aussi sans doute de constater que les nouvelles chansons peuvent trouver leur place dans ce répertoire de haute volée.

DÉÉFAIT 1er album

(02/10/2026 – Ici d’ailleurs / Kuroneko)

Un EP paru fin 2025 et quelques concerts fiévreux ont suffi à faire du quintet parisien au nom étrange (et venu de son chanteur mexicain Ric Lara) une des formations les plus attendues au tournant, au moins dans un cercle disons noise/psyché. Enregistré au Black Box Studio par Peter Deimel et mixé par un des fondateurs du collectif Mancunien Gnod, ce premier long format de nouveau dépourvu de nom affirme la singularité de la formation. Le chant parfois psalmodié et évoluant dans plusieurs langues est surtout une matière sonore même si l’on peut y trouver des références autant sexuelles que religieuses (I Promise to Divide You le premier single, Satan’s Brew et son délicieux enfer en deuxième extrait). De l’atmosphère oppressante et moite de l’introductif Will More y Su Winston 100’s à la petite délivrance du DF final, on sera passé par certains repères déjà entendus en concert (2440) et quelques riffs obsédants à la hauteur de titres qui sonnent comme des promesses ou des invectives (Fissure, fôlatre, crie!). Finir sens dessus-dessous, voilà tout un programme dont la puissance n’a encore pas montré ses limites, au point qu’on se demande si ses artisans n’en sont pas eux-mêmes les jouets. Et c’est tant mieux.

ROMANCE « Promis ce soir »

(18/09/2026 – ZRP / Kuroneko)

Le quintet parisien (et un peu rennais par son chanteur) signe un premier album séduisant qui puise à différentes sources de ce que le rock et le punk ont fait de mieux en France et un peu ailleurs. Punk sauf que ça joue. Crétin par choix parfois, malin par nature souvent. Léger et tourmenté à la fois. Facile d’accès presque trop, mais riche parce que construit sur une belle culture pop. Chronique d’un passage à de l’enfance à l’âge adulte, cet album réalisé par James Eleganz fait aussi bien dans le titre rock, immédiat, parfois survolté (Le net, D’la faute à moi, Je suis coupable…) que dans les chansons plus posées voire plus profondes mais souvent tout aussi entêtantes (Cigarettes & verveine, Mehari, Aventurier…). Et « promis ce soir » si vous allez les voir sur scène, vous passerez un très bon moment.

ÉRIC NEVEUX « La Messagerie – EP04 »

avec MARC COLLIN, CAMILLE DELAFON, 5 STRING THEORY et LES AMÉRICAINS (28/08/2026 – Tuba / IDOL)

Quatre nouvelles relectures du thème Le répondeur dont trois instrus : synthé et boite à rythme vintage chez Marc Collin (Nouvelle Vague), techno minimale avec la compositrice Camille Delafon (membre du collectif Troisième Autrice), envolées de cordes tourbillonnantes signées 5 String Theory, et version garage pour la chanson Dont’ Call Me Again par Les Américains…

ROBIN FOSTER & DENEZ single « Vel un tourtan dismantret »

(10/07/2026 – Autoproduction / Roy Music)

Le deuxième invité du plus finistérien des compositeurs anglais pour son futur album Northwesterns n’est autre que Denez Prigent, que Robin accompagne d’ailleurs sur scène cet été de l’Interceltique au Motocultor. « Comme un phare abandonné » c’est le poignant gwerz (chant sacré breton) qui rencontre les guitares éthérées du post-rock cinématographique…

THE REED CONSERVATION SOCIETY« Sing a Song That Never Ends »

(26/06/2026 – La Basse Roche / Inouïe Distribution)

Après un premier album toujours pop mais francophone, retour à l’anglais des EP originels pour la formation parisienne, désormais quartet avec la pleine intégration de Cédric Bermond et Nicolas Pain aux côtés de Stéphane Auzenet et Mathieu Blanc. Titre d’album emprunté à Jeff Tweedy, influences de Pavement (pour le texte de Goldfish with Glitter Gleam ou du 1er single The Kruize), de Sufjan Stevens (If I Could Change Myself into Water, Whistle in the Tree), balade du côté de Twin Peaks (Bucky Jay) ou de la Nouvelle Orleans (All the Stars Fall Asleep), référence presque fantasmée à la culture américaine (Elvis has Left the Building) : les USA sont omniprésents. Et pourtant ce disque dresse des ponts entre les continents, comme Modesty of Heart inspiré des Kinks, ou Sainte Marine nous ramenant en Europe, tout au bout même. Rosie Brown et Berndt Rest de Brighton, ou encore Natasha Penot (vue au sein de The Apartments) viennent se joindre aux alliés habituels (dont Yann Arnaud aux manettes) pour ce disque réalisé en équipe et en famille, un disque aux arrangements et harmonies riches et pourtant simple d’accès. Une somptueuse nouvelle page dans la discographie de TRCS, dont I Wish You Were More Than an Affair nous laisse aussi deviner une prochaine étape à la production plus folk.

ROBIN FOSTER & BRIAN LOPEZ « The Neverender »

(05/06/2026 – Autoproduction / Roy Music)

Le compositeur anglais installé de longue date dans le Finistère sort un peu de ses habitudes instrumentales en invitant pour son prochain album Northwesterns une large palette d’amis musiciens, venant chanter sur ses titres en français, en breton, ou comme ici en anglais. Repéré au sein de Giant Sand, Brian Lopez pose ainsi sa voix habitée sur ce titre convoquant des fantômes des bouts du monde, qu’ils soient faits du sable de l’Arizona ou des embruns de l’Atlantique…

ROMANCE single « Le net »

(03/06/2026 – ZRP / Kuroneko)

Un peu jeune pour avoir connu le minitel ou même le modem 56k, le quintet parisien va pourtant puiser dans le bon vieux punk français 80s ce qu’il a de plus joyeusement primaire et défouloir avec ce vrai tube malin, drôle et immédiat. Ils le jouent en live depuis un moment, le public semble le connaître déjà par cœur, un signe non ?

ROMANCE single « Cigarettes et verveine »

(23/04/2026 – ZRP / Kuroneko)

Après la relative insouciance du premier extrait, le quintet parisien (et un peu rennais) dévoile une autre facette de son talent, un côté plus romantique, rock dans la forme mais peut-être un brin soul dans l’esprit. Une situation simple, celle du moment où on se prépare à sortir, se retrouver, à l’âge où l’on est parfois partagé entre l’envie de soirées folles et d’autres aspirations qui peuvent ressembler à une vie rangée. Et comme souvent, une bonne chanson c’est un bon titre.