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Festival LE SON CONTINU 2026

(10-14/07/2026 – Château d’Ars à La Châtre / 36)

Le rendez-vous phare des musiques trad fête 50 ans de festival puisqu’il est l’héritier direct des Rencontres internationales de Luthiers et Maitres Sonneurs nées à deux pas de là en 1976. Pour l’occasion, outre une soirée préalable le 10 juillet à la MJC de La Châtre, une 4e scène s’ajoute aux autres. La programmation réunit entre autres Dafné Kritharas, la kora d’Ablaye Cissoko associée à l’accordéon de Cyrille Brotto, celui de Rémi Geffroy, la vielle de Greg Jolivet au sein de La Machine, les sons médiévaux d’Into the Winds, les voix de La Mossa, des formations reconnues du bal allant des vétérans Blowzabella aux bretons Startijenn en passant par le Duo Artense, jusqu’aux propositions néotrad des hongrois Zoord, ou encore les étonnants mélanges de Tekmao et Shiny Disco Folks, pour danser jusqu’au bout de la nuit. Entre autres ! Ajoutez un village des associations toujours animé, des conférences (dont une rencontre avec Marc Perrone), et un salon de lutherie avec près de 150 exposants, et l’on comprend pourquoi Le Son Continu est à la fois le rendez-vous incontournable des habitués et la bonne porte d’entrée pour qui veut découvrir le monde riche et vivifiant du trad.

LA CIGUË « La ache des chiens »

(03/04/2026 – Figures Libres Records / L’Autre Distribution)

Venus du rock et de la chanson en duo également (Toukan Toukan pour l’un à la batterie, Grande pour l’autre au chant et au violon), Etienne et Chloé abordent ici des rivages disons néotrad qu’on aurait tort de ranger hors des « musiques actuelle ». En puisant dans ses racines (berrichonnes en particulier), La Ciguë propose un « bal de mauvaises graines », un instant de communion et de rencontre bien sûr, mais aussi une tribune fiévreuse. Comme sur le premier single La rose et le rosier, valse sombre et troublante dont la métaphore florale dévoile en réalité l’histoire d’un amour interdit, brisé par la violence et la possession, ou sur Debout, hymne aux révoltes et aux lâchers-prise, et même poing levé sur Barbare. Mais ils ne s’interdisent pas quelques moments où le calme n’enlève rien à la tension et à l’intensité (Il pleut, L’île aux prières…). Empruntant son nom comme son titre à une plante sauvage et toxique qui pousse dans l’ombre des haies, La Ciguë  fait de la tradition une arme de résistance sonore.