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ÉRIC NEVEUX « La Messagerie – EP03 »

ÉRIC NEVEUX « La Messagerie – EP03 » avec TROPIC HOTEL, ARTHUR SIMONINI, et RUBIN STEINER & MrNEVEUX (17/07/2026 – Tuba / IDOL)

Suite des des étonnantes relectures que les invités d’Éric Neveux ont fait de son thème Le répondeur avec ce EP03 emmené cette fois par un superbe single en français, Sur ton répondeur, signé Tropic Hotel, un duo (comme Gainsbourg Birkin ou Chagrin d’Amour) où figure l’ex Hyperclean Frédéric Jean. Avec aussi une paire de relectures instrumentales, épique pour Interférences signé du compositeur et arrangeur Arthur Simonini, un peu surf pour Votre messagerie est saturée avec le vieux complice Rubin Steiner.

ÉRIC NEVEUX « La Messagerie – EP02 »

ÉRIC NEVEUX « La Messagerie – EP02 » avec CLÉMENCE DUCREUX, OPUS ORANGE, MACHA GHARIBIAN et MORNING STAR & THE FANTASY ORCHESTRA (26/06/2026 – Tuba / IDOL)

L’EP02 met à l’honneur une des trop rares consoeurs d’Éric Neveux, la compositrice Clémence Ducreux :  dans La boite à souvenir, accélérant légèrement le thème, elle parvient à aller chercher la nostalgie, par une approche logiquement assez cinématographique. Une seule chanson cette fois, Everything I Say to You du Californien Opus Orange, qui insuffle à la douce mélancolie de son titre quelque chose d’assez inexorable. Macha Gharibian qui jouait déjà sur le thème d’origine l’emmène dans une atmoshpère nocturne, éthérée voire onirique dans La tresse de plastique. Enfin au rayon des vieux complices de l’époque Microbe, Morning Star conclut l’EP avec son Fantasy Orchestra, fanfare enregistrée dans des conditions donnant un côté délicieusement lofi au remarquable Leave a Message

GRÉGOIRE GERSTMANS single « Somehow »

(05/06/2026 – PIAS)

Le pianiste liégeois annonce son 2e album dont le titre, Éternité, laisse deviner qu’il va continuer l’exploration du temps, de l’instant, du silence, entamé sur son Hypnagogie initial. Le temps « on le remplit, on s’y accroche, mais il finit toujours par nous échapper. Somehow, d’une manière ou d’une autre, tout cède » explique-t-il, osant cette pièce d’une lenteur laissant à chaque note le temps de s’installer. Le point de rupture où « le contrôle devient illusion… alors quelque chose lâche, enfin ».

ÉRIC NEVEUX « La Messagerie – EP01 »

avec BELLBOY, BEN’S SYMPHONIC ORCHESTRA et RICHARD WILBERFORCE (22/05/2026 – Tuba / IDOL)

Après le thème originel Le répondeur par Éric Neveux lui-même, on en découvre ici une première salve de relectures, emmenée ici par Mom’s Call, petite perle de pop synthétique imaginée par le jeune et prometteur duo rennais Bellboy (Microqlima) : les voix vocodées sont mises au service d’une intro planante et mystérieuse qui se mue en un titre électro-pop à la production élégante, vrai single à la séduisante mélancolie. Le complice des années Microbe, Ben’s Symphonic Orchestra, décroche quant à lui le Téléphone rose et les synthés analogiques pour donner au thème du groove et du grain. Chacun ses armes : chef du Chœur de l’Orchestre de Paris et de la Philharmonie, Richard Wilberforce enfin multiplie les voix pour inventer un Voice Male au titre malin et au charme immédiat. Difficile de décrocher non ?

ÉRIC NEVEUX single « Le répondeur »

(17/04/2026 – Tuba / IDOL)

Après avoir émergé dans la vague electro de la fin des 90s en tant que MrNeveux et cofondé le label Microbe (This it the Kit, Barbara Carlotti…), il est devenu un des compositeurs de musiques de film les plus appréciés (de Ceux qui m’aiment prendront le train à des séries comme Sentinelles). Créé pour le long métrage éponyme de Fabienne Godet (avec D.Podalydès et S.Cissé), Le répondeur est un thème si apprécié qu’il a donné envie à Éric Neveux de le confier à pas moins de 25 artistes pour autant de façon de le revisiter. En attendant de découvrir ces créations (instrus ou chansons), on commence logiquement avec le thème lui-même, porté entre autres par le piano alerte de Macha Gharibian.

MELAINE DALIBERT & DAVID SYLVIAN « Vermilion Hours »

(27/06/2025 – Mind Travels – Ici d’Ailleurs / L’Autre Distribution)

David Sylvian avait déjà signé les visuels voire les mixages d’albums de Melaine Dalibert dont Musique pour le lever du jour, mais l’ex-Japan permet ici au pianiste de rejoindre la prestigieuse liste de ses collaborations musicales (où figurent Robert Fripp ou Ryuichi Sakamoto entre autres). Aux pièces du compositeur désormais habitué de la collection Mind Travels qui se déploient avec patience et finesse comme leur nom l’indique (la seconde est Arabesque), le Britannique offre un subtil écrin électronique, appliquant aux procédés d’écriture rationnels voire cliniques du Rennais une transformation paradoxalement très organique voire baroque. Pour un temps de contemplation qui agit comme une cure de jouvence…

MIDORI HIRANO & CoH « Sudden Fruit »

(04/04/2025 – Mind Travels – Ici d’Ailleurs / L’Autre Distribution)

Basée à Berlin, la pianiste japonaise Midori Hirano s’associe au musicien électronique russe Ivan Pavlov alias CoH, proche de la galaxie Coil, désormais installé en France après un long séjour en Suède. Toujours illustré par un somptueux visuel signé Francis Meslet, Sudden Fruit est une nouvelle pièce du passionnant puzzle que construit la collection Mind Travels depuis quelques années déjà au service des musiques de traverse, permettant ici de jeter un nouveau pont entre la frange néo-classique de son catalogue et le pan expérimental/ambient de son territoire. En ouverture, Wave to Wave incarne à merveille le subtil équilibre entre organique et digital élaboré par le duo. Jamais envahissantes, les textures sonores de CoH offrent au propos une puissance narrative surprenante, tandis que le sens mélodique d’une Midori Hirano à la large palette joue des silences comme sur Mirage Memories.  Ombres, échos, gravité, disparition, retour, fleurs, vagues… : les titres de chaque pièce évoquent sans cesse le lien intime entre évanescences et éclosions, comme chacune donne sens à l’autre, comme les basses fréquences investies par CoH soutiennent les notes aériennes de Midori Hirano…

GRÉGOIRE GERSTMANS « Hypnagogie »

(29/11/2024 – PIAS)

C’est comme si le piano indissociable de son enfance avait rappelé le Belge Grégoire Gerstmans à sa lignée : celle d’un grand-père ayant fondé une école de musique où il fit ses armes académiques, et d’un père à la fois altiste au Philarmonique Royal de Liège, et passant sa vie en tournée comme complice de Sheller entre autres. Un piano droit et sa sourdine, avec lequel il a cherché l’épure et non la perfection, car on entend souvent les touches, le souffle, la vie derrière les mots ou les images qui l’inspirent, depuis le joli titre de la pièce donnant son nom à l’album jusqu’à L’écorce du zèbre, en passant par la valse légère Sans brume et sa souriante nostalgie, les sensations qu’il a cherché à retranscrire dans Dust, Paradoxes et Aujourd’hui, ou la surprise finale de La mer