(03/04/2026 – Figures Libres Records / L’Autre Distribution)

Venus du rock et de la chanson en duo également (Toukan Toukan pour l’un à la batterie, Grande pour l’autre au chant et au violon), Etienne et Chloé abordent ici des rivages disons néotrad qu’on aurait tort de ranger hors des « musiques actuelle ». En puisant dans ses racines (berrichonnes en particulier), La Ciguë propose un « bal de mauvaises graines », un instant de communion et de rencontre bien sûr, mais aussi une tribune fiévreuse. Comme sur le premier single La rose et le rosier, valse sombre et troublante dont la métaphore florale dévoile en réalité l’histoire d’un amour interdit, brisé par la violence et la possession, ou sur Debout, hymne aux révoltes et aux lâchers-prise, et même poing levé sur Barbare. Mais ils ne s’interdisent pas quelques moments où le calme n’enlève rien à la tension et à l’intensité (Il pleut, L’île aux prières…). Empruntant son nom comme son titre à une plante sauvage et toxique qui pousse dans l’ombre des haies, La Ciguë  fait de la tradition une arme de résistance sonore.