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THE YOUNG GODS album live « WE ARE ALL YOUNG GODS »

(30/10/2026 – Two Gentlemen / PIAS)

Pour clore en beauté le cycle entamé avec la sortie de son dernier album studio en date, l’acclamé Appear Disappear, le trio publie l’enregistrement du concert donné au Fri-Son à Fribourg en décembre 2025. La part belle est faite aux derniers titres en date qui tiennent la comparaison avec les classiques piochés principalement au sein de TV Sky. De quoi fixer un peu les excellents souvenirs de leur tournée qui se termine, et attendre de découvrir ensuite comment ils sauront encore inventer un nouveau chapitre à ce parcours admirable.

35e édition des ROCKOMOTIVES de VENDÔME

(24 au 31/10/26 – Vendôme / 41)

Festives, conscientes, braillardes, volontairement imparfaites mais assurément humaines, curieuses, joueuses sur les horaires et sérieuses sur l’histoire et les parcours imaginés, les Rockos ne fêtent pas un cap particulier et pourtant, l’affiche est somptueuse, dès le premier week-end (Ne Rangez Pas les Jardins, The Big Idea, Oonagh Haines, R/A/D avec Brisa Roché & N.Laureau…). Avant une montée en puissance avec les retours attendus de The Notwist, Bertrand Belin ou Girls in Hawaii en tête d’affiches aux côtés de Syd Matters, Zentone, Les Vulves Assassines et Les Négresses Vertes mais aussi l’étonnant Concerto en Do!gt Majeur, sans oublier entre autres Teenage Bed, Laura Cahen, Claptrap, Fulbert, la reformation de Chevreuil, des régionaux de l’étape comme Grife ou Vétuste, ou encore les Canadiens La Sécurité et Goodbye Karelle.

JÉRÔME MINIÈRE « La dérive des rêves »

(16/10/2026 – Objet Disque / Kuroneko)

S’il revient quelque peu aux racines électro DIY qui lui avaient valu d’être découvert par Lithium, le franco-québécois reste constant dans son aptitude à décrire notre rapport au monde complexe et changeant qui nous entoure : essor de l’IA (Pensées sans calcul), tentation du repli sur toi (Hikikomori), quête de sens (Compostelle, Retrouver ce qui compte), fragilité psychique (saisissant Haricots rouges)… Aidé de nombreux complices de part et d’autre de l’océan (Salomé Leclerc, Poirier, Eric Deleporte / Perio, Matthieu Malon, Albin de la Simone…), Jérôme Minière n’a pas son pareil pour nous émouvoir tout en nous faisant parfois sourire. Un nouveau monde percute l’ancien, et le disque dresse sans cesse des liens entre l’avenir et le passé, l’artificiel et le naturel, l’onirique et le réel, mais aussi sur la forme entre l’acoustique et l’électronique. Parvenant à être à la fois dansant et émouvant (Le futur dans tes bras), avec ce ton doux amer qui n’appartient qu’à lui, Jérôme Minière signe un album particulièrement riche et néanmoins toujours porté par une désarmante simplicité.

THE BOO RADLEYS « In Spite of Everything »

(16/10/2026 – BooSTR Records / L’Autre Distribution)

Auréolé dans son pays d’une paire de N°1 des critiques et des ventes, ce quartet phare de l’indie rock britannique des années 90 avait pris le virage de l’exigence plutôt que le chemin des stades, avant de tirer sa révérence. En reformant le groupe sans Martin Carr mais avec sa bénédiction en 2022, Simon ‘Sice’ Rowbottom (chant), Time Brown (basse) et Rob Cieka (batterie) en ont conservé l’esprit et la richesse musicale tout en s’autorisant aussi une certaine liberté, avec un songwriting désormais collectif. Premier de leurs nouveaux disques à être vraiment distribué en France, ce 9e album est marqué par un véritable clair / obscur dont Living is Easy est sans doute la pierre angulaire, écrit par Tim après la perte de son fils ainé. Si les tourments du deuil (Song for Natalie également), du narcisime (Hey I Know, Solarcide), ou de la trahison (Affected / Rejected, Do Better / Know Better) traversent le disque, les inspirations sont parfois plus légères (sur King Budgie ou le limpide Bring Them Back Again).

Dans sa version bonus, ce nouvel album comprend un Live at La Maroquinerie en forme de best of enregistré lors de leur tournée française de l’automne 2025, témoignant d’un vrai plaisir de jouer, avec un son et des voix toujours au rendez-vous. Leur retour fin octobre pour une série de dates françaises permettra non seulement de retrouver les hits de la période Wake Up / Giants Steps, mais aussi sans doute de constater que les nouvelles chansons peuvent trouver leur place dans ce répertoire de haute volée.

GRÉGOIRE GERSTMANS « Éternité »

(09/10/2026 – PIAS)

Le pianiste belge continue sur ce 2e album son exploration des moments de basculement comme le laisse deviner Juste avant la nuit pièce qui ouvre ce disque enregistré sur un piano droit en laissant le souffle, la respiration, la vie, l’instant que cherche à saisir l’artiste. Qu’il évoque les derniers échanges ô combien précieux avec un ami disparu (Ceux qui restent), se lance dans un dialogue avec la multi-instrumentiste Margaret Hermant (Bells) où s’intéresse au moment où les choses d’une façon ou d’une autre basculent inéluctablement (Somehow), le colosse liégeois fait de sa méticuleuse exploration de notre rapport au temps et à l’instant une forme de résistance à la frénésie contemporaine.

ROBIN FOSTER & ALEXIS HK single « La gare »

(25/09/2026 – Autoproduction / Roy Music)

Nouvelle étape du projet collaboratif du Britannique exilé de longue date dans le Finistère. L’alliance peut surprendre mais fonctionne à merveille entre les guitares cotonneuses du compositeur anglais et la plume ciselée du chanteur français, dont la voix singulière porte cette nouvelle histoire de rupture, et son refrain poignant (Je m’en vais loin de toi…).

PARFOIS LA VIE EST DOUCE single « T’en fais pas »

(24/09/2026 – Ignatub / Inouïe Distribution)

Avec l’aide d’Ignatus toujours friand de projets collaboratifs, patients et personnel de La cité culturelle (Etablissement Public de Santé d’Étampes) ont collectivement conçu des chansons qui donneront lieu à un EP2 fin octobre (et un concert parisien), parfois aidés aussi d’artistes comme ici Popimane et sa flûte égayant un peu plus ce premier extrait au message simple et à la fraîcheur communicative.

DÉÉFAIT 1er album

(02/10/2026 – Ici d’ailleurs / Kuroneko)

Un EP paru fin 2025 et quelques concerts fiévreux ont suffi à faire du quintet parisien au nom étrange (et venu de son chanteur mexicain Ric Lara) une des formations les plus attendues au tournant, au moins dans un cercle disons noise/psyché. Enregistré au Black Box Studio par Peter Deimel et mixé par un des fondateurs du collectif Mancunien Gnod, ce premier long format de nouveau dépourvu de nom affirme la singularité de la formation. Le chant parfois psalmodié et évoluant dans plusieurs langues est surtout une matière sonore même si l’on peut y trouver des références autant sexuelles que religieuses (I Promise to Divide You le premier single, Satan’s Brew et son délicieux enfer en deuxième extrait). De l’atmosphère oppressante et moite de l’introductif Will More y Su Winston 100’s à la petite délivrance du DF final, on sera passé par certains repères déjà entendus en concert (2440) et quelques riffs obsédants à la hauteur de titres qui sonnent comme des promesses ou des invectives (Fissure, fôlatre, crie!). Finir sens dessus-dessous, voilà tout un programme dont la puissance n’a encore pas montré ses limites, au point qu’on se demande si ses artisans n’en sont pas eux-mêmes les jouets. Et c’est tant mieux.

ROMANCE « Promis ce soir »

(18/09/2026 – ZRP / Kuroneko)

Le quintet parisien (et un peu rennais par son chanteur) signe un premier album séduisant qui puise à différentes sources de ce que le rock et le punk ont fait de mieux en France et un peu ailleurs. Punk sauf que ça joue. Crétin par choix parfois, malin par nature souvent. Léger et tourmenté à la fois. Facile d’accès presque trop, mais riche parce que construit sur une belle culture pop. Chronique d’un passage à de l’enfance à l’âge adulte, cet album réalisé par James Eleganz fait aussi bien dans le titre rock, immédiat, parfois survolté (Le net, D’la faute à moi, Je suis coupable…) que dans les chansons plus posées voire plus profondes mais souvent tout aussi entêtantes (Cigarettes & verveine, Mehari, Aventurier…). Et « promis ce soir » si vous allez les voir sur scène, vous passerez un très bon moment.

ROBIN FOSTER & NDIDI O single « Choices »

(21/08/2026 – Autoproduction / Roy Music)

Première invitée féminine du futur album collaboratif Northwesterns, la canadienne d’origine négérianne Ndidi O collabore souvent avec le compositeur anglais. Pour cette chanson de rupture, elle pose sa voix gorgée de soul mais un peu distante sur les guitares aériennes de Robin Foster…